AÏSHA KANDISHA (LA HCHOUMA)
Un projet conçu avec Maha Kaine
Bourse Louis Lumière de l'Institut Français
Résidence au Maroc de juillet à septembre 2014


Maha Kaine et moi-même avons obtenu une bourse pour une résidence de repérage au Maroc, à l'été 2014. Notre projet s'intitule Aïsha Kandisha (La Hchouma). Il évoque les pièges qu'une société marocaine très transgressive avec ses propres valeurs tend aux femmes, toujours tenues pour responsables des excès des hommes. Nous prenons appui sur un mythe maghrébin dont les versions marocaines sont particulièrement intéressantes, celui d'Aïsha Kandisha, à la fois figure de fierté et de résistance à l'envahisseur, et en même temps figure de terreur et de honte, car symbole d'une féminité affranchie de l'autorité masculine.

 

 

Maha est à l'image. Je la filme discutant avec nos intervenants, puis se tournant vers moi pour me traduire; Notre enfant, né à la lisière de deux cultures, est également à l'image. 

 

 

Ce projet est en écriture. Il mûrit avec Maha.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Ces dernières années, j'ai effectué plusieurs résidences d'artiste. Par ailleurs, j'ai organisé des ateliers de réalisation documentaire dans des cadres variés. Cette page les recense et montre quelques unes de ces réalisations.

Je suis très friand de ce genre d'intervention : aborder un public sans expérience du cinéma et du documentaire et réfléchir avec lui aux différentes manières de se représenter. Le résultat et l'expérience sont souvent très intéressants. Je suis en général motivé pour refaire ce genre de choses, par lequel je me sens personnellement très enrichi. Il suffit de m'envoyer un message via la page "contact".

 

LE TEMPS DE VIVRE
Un projet réalisé avec les patients du centre de rééducation Le Grand Feu
 
Dans le cadre d'une résidence d'artiste au Lycée Jean-Macé de Niort
Dispositif proposé par la région Poitou-Charentes

 


De l'automne 2013 au printemps 2014, je suis très régulièrement venu dans un centre de Rééducation Fonctionnelle à Niort, où j'animais un atelier de réalisation avec une quinzaine de patients. 

 

Quelques uns d'entre eux se sont énormément investis dans le projet. Le film que nous en avons tiré, "LE TEMPS DE VIVRE" est pour moitié constitué d'images faites par eux et pour moitié d'images tournées par moi, les unes répondant aux autres.

 

Les projections sur place de ce film ont été des moments assez forts. Certains patients, réticents au départ à se mêler au projet, ont progressivement abaissé leur défense, jusqu'à donner plus que ce que j'aurais pu imaginer.

 

Quand je quittais ces amputés, ces paraplégiques, ces tétraplégiques, ces handicapés lourds, pleins de bonne humeur, de générosité et de solidarité, j'avais l'impression que c'était à moi qu'il manquait quelque chose. L'esprit de communauté qui s'est constitué dans ce centre fait défaut dans le reste de la société. J'ai essayé que LE TEMPS DE VIVRE témoigne aussi de ça.

 

LES ENFANTS DE LA CIGOGNE
Un projet réalisé avec des lycéens d'Ahfir, à l'est du Maroc
Dans le cadre d'une résidence organisée par l'association Shems
Avec le partenariat de l'institut français d'Oujda 
 
 
Au printemps 2013, pendant les vacances scolaires marocaines, j'ai été invité par l'association Shems à réaliser un film avec des lycéens d'Ahfir, une petite ville sur la frontière algérienne. J'ai proposé à quelques uns des mes anciens étudiants de Ouarzazate de m'accompagner et de m'aider à encadrer les jeunes d'Ahfir.
L'association Shems cherche seule contre tous à préserver une réserve naturelle particulièrement riche en faune et en flore fragile et que les promoteurs du coin veulent rendre constructible. Ils cherchaient à sensibiliser les jeunes d'Ahfir à leur patrimoine naturel. Les deux responsables de cette association, Messieurs Boumediene et Amerani, sont merveilleux de calme et d'abnégation. Cette semaine a été enchanteresse. Le coin est aussi magnifique que méconnu et il régnait entre ces jeunes gens une entente et une tendresse qui nous atteignaient. 
Le résultat est un joli petit film sans prétention dont les élèves étaient très fiers.
 
Les étudiants qui m'accompagnaient étaient : Fouad Abjaoui, Abdellatif Talebi, Maha Kaine et Abdeslam Temsamani.
ARIGATO GOSAIMASU
Un projet réalisé avec des élèves de l'ISMC, de Ouarzazate, Maroc, et avec des jeunes d'Aubervilliers, France.
 
Dans le cadre des Rencontres Citoyennes de Zagora, organisées par 
Avec le partenariat de l'institut français d'Oujda 


Par l'intermédiaire de Marie-France Osinski, la mère de mon associé de CinéSilex, j'ai fait la connaissance de l'association RECIT, qui a proposé une rencontre entre des jeunes d'Aubervilliers, emmenés par Farid Mouhous, du Point Information Jeunesse de la ville, et des étudiants de l'ISMC de Ouarzazate, où j'enseignais à l'époque, dans le cadre des Rencontres Citoyennes de Zagora, à l'automne 2012.

 

Pendant une semaine, j'ai encadré les deux groupes, les plaçant par binômes "mixtes" (un marocain et un français), et recueillant leur matière. Deux nuits blanches plus tard, nous avions un film à proposer pour la cérémonie de cloture du festival, qui dressait un compte-rendu des Rencontres mais aussi des échanges entre les jeunes qui avaient réalisé ces images. Chacun avait réussi à sortir une parole singulière, que j'avais recueilli séparément ; leur entremêlement dans le montage donnait l'impression d'un collectif qui se cristallisait sous nos yeux.

 

Ce petit film est circonstanciel ; mais dans le cadre où nous l'avons fait, il a beaucoup plu.

 

Je n'ai pas résisté au plaisir de mettre Barbara sur le générique de fin. Göttingen.

 

Le film entier est visible ici :

 

 

PORTRAITS
Un projet réalisé avec les élèves des écoles de cinéma du Maroc (Casablanca, Ouarzazate, Tétouan, Marrakech)
 
Dans le cadre d'une semaine d'hommage au cinéaste marocain Ahmed Bouanani organisée par la Cinémathèque de Tanger.


En novembre 2013, sur l'invitation de la cinémathèque de Tanger, j'ai animé une semaine d'ateliers autour du portrait documentaire, en prenant appui à la fois sur les portraits d'Alain Cavalier et sur l'"interview project" porté par David Lynch. 

Nous avons réalisé un montage entremêlant les différents portraits que nous avons projeté à l'issue de la semaine d'hommage et de programmation. 

EXTRAIT
EXTRAIT 2
EXTRAIT 1