MORT D'UNE MONTAGNE 
Texte de François Hien - Mise en scène de Jérôme Cochet
Ce texte est élaboré à la faveur d'une résidence d'artiste de François Hien et Jérôme Cochet aux Adrets en Belledonne, en lien avec Scène Obliques et le festival de l'Arpenteur.
Etapes : 
- 24-29 février 2020 : Première période de résidence. Lecture publique le 28 février à l'Estancot.
- 2 avril 2020 : Lecture publique du projet à la maison de l'environnement, à Lyon, dans le cadre d'une soirée organisée par l'association COSMOS.
- 6-11 avril 2020 : Deuxième période de résidence.
- 5 juillet 2020 : Lecture-spectacle au festival de l'Arpenteur, aux Adrets en Belledonne.
- 1 octobre 2020 : Lecture-spectacle au théâtre La Mouche, Saint-Genis-Laval

Nous sommes dans un massif imaginaire. En fond de vallée, un village est saisi d'angoisse : le glacier situé au-dessus de lui menace de s'effondrer et, peut-être, de l'engloutir. Cette situation pousse l'Etat à nommer deux hauts commissaires à la transition climatique en montagne, chargés d'établir un diagnostic de territoire. Ces deux hauts commissaires, un homme et une femme, sont les personnages principaux de Mort d'une montagne. Fonctionnaires méthodiques et rationnels, étrangers au monde de la montagne, ils vont vivre une ascension à la fois concrète et symbolique, rencontrer des problématiques documentaires et se laisser traverser par des émotions puissantes...

 

La pièce toute entière est structurée autour d'une ascension. Partis d'une vallée industrielle en déclin, nos deux héros vont gravir la montagne, s'arrêtant à chaque « étage » et rencontrant les acteurs locaux. Chaque étape sera l'occasion de problématiser l'un des aspects de l'évolution de la montagne : présence du loup, diminution des paturages, impact négatif du tourisme, fin de l'agriculture de montagne, évolution de la température donc des espèces en montagne, déplacement de la limite pluie-neige et donc des activités... Peu à peu, à la faveur de cette ascension, se déploiera l'image d'un paysage profondément bouleversé, traversé d'inquiétude. Les montagnes sont, véritablement, les sentinelles avancées d'un réchauffement climatique menaçant la société entière.

 

Peu à peu, l'ascension devient plus abstraite, presque métaphysique. Son point d'arrivée, désigné bien à l'avance, est un refuge de haute-montagne dans lequel plus personne ne monte depuis des semaines, en raison des effondrements de roche. Un gardien, seul, scrute les parois à la jumelle, témoin d'un monde qui s'écroule.

 

Mort d'une montagne est une chronique documentée qui vire au mythique. À la fois concrète et poétique, cette lente ascension déploie l'image d'une humanité perchée sur son promontoire, au bord du précipice.